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mardi 15 avril 2014

Peindre avec la lumière: version sautée!

Nikon D800, ISO 100, 8 sec, lentille Nikon 28-300 mm f/3,5-5,6 réglée à 36 mm, f/25, fonction de réduction du bruit activée,
blocage du miroir, filtre polarisant, trépied Really Right Stuff TQC-14 avec tête RRS BH-30

Ce projet a débuté alors qu'on m'a demandé si je pouvais concevoir une prise de vue où l'on "écrirait" avec de la lumière, et ce, en direct, devant plus d'une centaine d'étudiants participants à la semaine des sciences de l'école. Après quelques tests concluants en coulisse, j'ai opté pour l'utilisation d'une lampe de poche et une exposition de plus de 8 secondes, question d'avoir le temps d'effectuer le mouvement plus d'une fois et ainsi bien marquer la lettre à "écrire".

Mais à force d'y penser, j'ai eu l'idée d'intégrer un élément plus showbizz à la prise de vue. Pourquoi ne pas demander aux filles d'une troupe de danse de venir faire quelques steppettes pour ensuite écrire, toutes en même temps, le nom de leur troupe? Et puis l'idée a évolué, jusqu'à en faire une photo de groupe, un montage... Quand une idée en amène une autre!

La première photo a été réalisée sur la scène de la place publique de l'école alors que les dix filles faisaient virevolter leur lampe de poche vers moi, lors d'une pratique, sans public. Malgré le fait que le plancher soit noir et que des rideaux noirs couvrent le mur du fond, l'exposition très longue et l'impossibilité de fermer toutes les lumières ont fait que les filles, le plancher et le mur du fond étaient visibles dans la prise de vue. Il m'a donc fallu noircir le tout en post. J'en ai profité pour changer la balance des blancs et rendre ainsi la couleur plus chaude et dramatique.

 






Nikon D800, ISO 100, 1/250 sec, lentille Nikon 28-300 mm f/3,5-5,6 réglée à 68 mm, f/9, trépied Really Right Stuff TQC-14 avec tête RRS BH-30

Et ce fût au tour des portraits individuels. Je leur ai demandé d'exécuter un saut ou de prendre une position dynamique. J'ai utilisé un parapluie parabolique argent de 60" avec un diffuseur qui servait de lumière principale. Positionné à 7-8 pieds du sujet, j'avais ainsi suffisamment de pénétration de la lumière pour éclairer de même façon toutes les parties du corps, qu'elles soient plus près ou plus loin du flash. Le flash Einstein, de Paul C Buff, était réglé sur le mode Action, et positionné un peu plus haut que chacune, mais surtout, de façon à faire un angle d'environ 70° avec moi et le sujet. Ainsi, la lumière était dramatique et j'évitais de trop éclairer le mur du fond, qui était trop près à mon goût. J'ai ajouté deux flash portatifs Nikon SB900 et 910 à 45°, par l'arrière, question de donner une découpe au portrait (rim light) et me donner un peu de latitude, dans le cas d'une pose où un membre serait trop dans l'ombre du flash principal. Les SB-900 étaient en mode de déclenchement optique manuel (slave optique...), zoomés à 85 mm et à la puissance de 1/4, pour avoir un temps de recyclage honnête. Après quelques tests, j'ai opté pour une exposition de 1/250 s , ce qui était ma vitesse synchro maximum, et ainsi éliminer le plus possible la lumière ambiante et une ouverture de f/9. Cette ouverture était un compromis entre avoir suffisamment de profondeur de champ pour que tout le corps des filles soit net, permettre un recyclage du flash suffisamment rapide et limiter le plus possible l'éclairage du fond. Pour les deux premiers points, c'était finalement correct....mais pour ce qui est de limiter les débordements de lumière sur le décor...disons simplement qu'il m'a fallu quelques heures de Photoshop pour corriger le tir ;(

Et puis... et bien, pourquoi ne pas monter le tout sur une même photo et positionner chaque membre de façon dynamique? Voilà donc un portrait de groupe et une exposition de longue durée combinés...ou peindre avec de la lumière et faire un portrait sauté. Bon, ben, vous voyez le portrait.




Enfin, l'heure du spectacle est venue. Les filles se sont présentées sur scène en effectuant quelques pas de danse, se sont regroupées à l'avant afin d'allumer un feu de Bengal (on avait testé le tout auparavant, bien entendu, et l'exposition était alors plutôt de 15 s), ont repris leur position et dessiné simultanément les lettres formant le nom de leur groupe. Ma caméra, reliée à un ordinateur portable en mode de capture, m'a alors permis de projeter le tout sur l'écran géant, quelques secondes après la prise de vue, afin que les personnes présentes dans la salle puissent voir le résultat. Mission accomplie.









samedi 11 janvier 2014

Ponts couverts de la Montérégie



Ça doit être la météo... Toute cette pluie, en plein hiver, c'est un peu démoralisant. Alors voilà, ça me donne plus de temps pour finaliser mes autres projets à l'ordi. Je viens d'ailleurs de terminer un dossier sur les ponts couverts de la Montérégie. En voici quelques photos.


L'histoire des ponts couverts au Québec a commencé au début des années 1800. Jusqu'à la fin des années 50, il s'en est construit plus de 1500. Il en reste moins de 100 aujourd'hui. Architecture intéressante, couleur rouge sang...une touche de nostalgie, y a rien de tel pour motiver un photographe! Ce n'est toutefois qu'au cours d'une seule journée que j'ai du me déplacer d'un pont couvert à l'autre. Pas idéal pour choisir le meilleur angle par rapport au soleil, mais c'est malheureusement les contraintes qu'imposent la réalité d'un pigiste qui doit maximiser son temps pour chaque projet.









Parmi les difficultés propres à ce genre de photographie, il y a celle de garder les verticales...verticales. Le recul n'est pas toujours suffisant et l'emploi d'une lentille grand angle a la mauvaise habitude de tout déformer. Un jour je m'équiperai d'une lentille à décentrement (il me faudrait plus de contrats d'architecture pour justifier cet achat, toutefois!), mais en attendant, j'ai recours aux fonctionnalités de corrections de la perspective de Lightroom et Photoshop. Avec un capteur de 36 millions de pixel, il me suffit de cadrer un peu large et j'ai suffisamment de marge de manoeuvre pour corriger et recadrer. Mais il n'est pas toujours possible de reculer suffisamment, même avec un grand angle...Alors les verticales ne sont pas toujours verticales. Il arrive que ce soit intéressant, cependant, ce genre de point de fuite.









Une autre difficulté est liée à la gamme des tonalités. L'intérieur est sombre et l'extérieur, au grand soleil, très lumineux. Comment éviter de boucher les ombres et de brûler les hautes lumières? Le mode HDR vient tout de suite à l'esprit. Alors sur trépied (ou même à main levée), j'enfile les clichés, à coup d'un stop de différence entre chaque. 3 ou 5 clichés par photos...ça ne coûte pas plus cher! Toutefois, de retour derrière l'écran d'ordi, j'ai beau tout essayer avec Lightroom, Photoshop et Photomatix, je trouve toujours le résultat un peu décevant. Et le temps que ça prend...c'est fou. Alors plus souvent qu'autrement je me rabat sur la performance de mon capteur. La gamme dynamique d'un capteur plein format comme celui du Nikon D4 ou D800 est impressionnante. En choisissant une exposition moyenne (le mode matriciel est utile ici), j'arrive à aller chercher suffisamment d'information en post production. Je termine la plupart du temps par le plug in Adjust de Topaz, qui ajoute un peu de punch à tout cela.








Et puis il y a l'angle de vue et la composition. Encore une fois, c'est le recul limité, l'accès autour du pont quelques fois difficile ou même impossible et les autos-motos-vélos qui passent sans arrêt qui compliquent les choses. Hum...un beau défi, c'est certain. Chose certaine, 5 ponts en une journée, il fallait pas chômer, mais que de plaisir!


samedi 26 octobre 2013

Voitures Anciennes de Compton_2013

Nikon D4, ISO 400, 1/100 s, lentille Nikon 70-200 f/2.8 à 100 mm et f/5.0
Depuis quelques années déjà, j'ai le plaisir d'aller photographier quelques belles d'autrefois dans le village de Compton, dans les Cantons-de-l'Est, lors de l'exposition annuelle des Voitures Anciennes de Compton. Sylvain Veilleux, Danielle Robinet et leur gang d'amis tous aussi passionnés les uns que les autres organisent cette exposition qui connaît un succès grandissant. Tellement, que l'an prochain, ils se demandent où ils vont pouvoir mettre toutes les voitures...


Nikon D800, ISO 100, 1/30 s, lentille Nikon 14-24 mm f/2.8 à 14 mm et f/5.6







Pour ma part, la journée est divisée en deux: le matin, je me promène entre les voitures (et les gens...) afin de prendre quelques clichés plus informels, et l'après-midi, je prends les photos plus officielles qui serviront à garnir le calendrier de l'année suivante.












Nikon D800, ISO100, 1/320 s, lentille Nikon 24-70  f/2.8 à 32 mm et f/8.0
Les défis photographiques, tout comme les sujets photogéniques, sont nombreux. Bref, tout pour me plaire! Parmi les défis, imaginez photographier une auto tout en courbe et en surfaces réfléchissantes sans se voir dans les pare-chocs, créer des réflexions désagréables et gérer une lumière naturelle qui ne coopère pas toujours (soleil éblouissant mal placé, gros nuages qui font soudainement place au soleil...). Il faut faire parfois des acrobaties pour gérer le tout...et ça, c'est sans parler des problèmes de composition, car les automobiles sont stationnées très près les unes des autres. Il est certain qu'en vertu de tous ces problèmes, le matin est surtout consacré aux prises de vues rapprochées, aux détails...et ce, sans flash, la plupart du temps, car il n'y a ni place pour installer le tout ni temps pour ce faire. Bref, c'est parfois juché sur une table ou couché par terre que je me retrouve à prendre quelques photos...



Immédiatement après le dîner, je trouve un bon emplacement et je monte quelques flashs portatifs sur des trépieds (généralement trois) qui me serviront à photographier toutes les voitures qui seront choisies pour figurer dans les pages du calendrier. J'ai bien essayé avec différents parapluies, boîtes de lumière ou réflecteurs, mais plus souvent qu'autrement, le vent se mettait de la partie et rendait l'aventure périlleuse pour les automobiles et mon équipement. Et ça, c'est sans compter le fait que j'ai à déplacer le tout pour positionner l'auto et ensuite tout enlever pour que l'auto puisse repartir. Donc, pas question d'ancrer les trépieds avec des câbles reliés à des piquets ou même des sacs de sables trop lourds à déplacer sans tout enlever, l'un après l'autre. Bref, le manque de place et de temps me forcent donc à n'utiliser que des flashs portatifs sans aucun autre artifice. Pas idéal. Toutefois, en positionnant le tout afin que la lumière effleure la carrosserie plutôt qu'elle ne la frappe de plein fouet, j'arrive à faire de quoi. Bon, ce n'est pas un studio de style cyclorama avec la puissance de flashs de studio, mais c'est suffisant pour faire ressortir la voiture du décor.



Nikon D800, ISO100, 1/200 s, lentille Nikon 24-70  f/2.8 à 27 mm et f/8.0. Trois flashs portatifs Nikon SB900, 910 et 800 déclenchés par des Pocket Wizard Mini TT1 et TT5.

Nikon D800, ISO160, 1/320 s, lentille Nikon 24-70  f/2.8 à 24 mm et f/8.0. Trois flashs portatifs Nikon SB900, 910 et 800 déclenchés par des Pocket Wizard Mini TT1 et TT5.

Somme toute, d'avoir à gérer les difficultés propres à la photographie de chaque auto occupe tout mon intellect!!!! Pendant une journée...je ne pense à rien d'autre qu'à la lumière, la composition...et j'en oublie même parfois de boire ou de manger. Et puis...il y a les heures Photoshop à enlever ces tâches que l'on avait pas vu sur la carrosserie ou ce moustique écrasé dans le pare-brise... Bref, des heures de plaisir!

Nikon D800, ISO100, 1/60 s, lentille Nikon 24-70  f/2.8 à 35 mm et f/5.6.


mercredi 3 avril 2013

Panoramas pour gens pressés

Zabriskie point, Death Valley, Californie
Nikon D800, mode manuel, 1/80 s, ISO 100, lentille 28-300 mm f/3.5-5.6 à 48 mm et f/14. Prise de vue à main levée. Assemblage de 18 photos.












Réaliser des panoramas afin d'englober un immense paysage qui se déroule sous nos yeux ne date pas d'hier.  Il semble que le premier "vrai" panorama a été réalisé en 1844 par Frédéric Martens. C'était une vue de Paris avec la Seine en avant plan. Un système mécanique complexe ressemblant à celui d'une horloge faisait tourner la lentille sur un arc de 150° afin de réaliser une image sur une plaque métallique recourbée.
"La Seine, rive gauche et l'île de la Cité", Frédéric Martens, circa 1844

 Puis, le révérend Calvert Richard Jones a popularisé la technique qui consiste à assembler plusieurs photos différentes l'une à côté de l'autre. Il était d'avis que ce format était la façon la plus naturelle de représenter un paysage naturelle ou urbain. Il utilisait cette technique pour des panoramas au format horizontal et même vertical.

"Sainte Lucie, Naples" Révérend Calvert Richard Jones, circa 1845

Mon intérêt pour les panoramas est plus récent... Je dois toutefois avouer qu'après quelques essais plus ou moins satisfaisants, au début des années 2000, j'ai rapidement abandonné la pratique. Pourtant, au fil des ans, j'ai tenté des assemblages verticaux, horizontaux, des paysages grandioses ou même des sujets très petits (en mode macro), en assemblant de 3 à ... 70 photos. Toutefois, mes besoins personnels et commerciaux ne nécessitaient pas ce genre de représentation et surtout, la technique que j'utilisais ne donnait pas des résultats toujours bien merveilleux dans un temps que je trouvais raisonnable. Mais tout a changé récemment!

Soyons honnête ici. J'aime les choses simples et si possible peu dispendieuses... S'il est vrai qu'un spécialiste en panorama s'exécute toujours (ou presque?) alors que la caméra est montée sur un trépied et que celle-ci tourne autour de son point nodal (car monté sur un rail spécifiquement dessiné pour ce genre de travail), j'ai toujours été réticent à aller dans cette direction même si je reconnais que c'est la technique donnant la meilleure qualité. Je suis en effet coupable de faire des panoramas à main levée alors que je tourne sur moi-même. Ça a plus à voir avec mon style de photographie, plus journalistique qu'artistique pur et à mes budgets! Depuis la dernière année, les outils que j'ai découverts m'ont permis de réaliser des panoramas qui me semblent potables, et ce, à petit prix (pas besoin d'acheter un rail), n'importe où (car à main levée) et avec un temps de traitement raisonnable (de 5 à 30 minutes par photo assemblée). Alors voilà:

Mesquite Flat Sand dunes, Death Valley, Californie
Nikon D800, mode manuel, 1/80 s, ISO 400, lentille 28-300 mm f/3.5-5.6 à 48 mm et f/6.3. Prise de vue à main levée. Assemblage de 18 photos.

Tout débute par une caméra ayant une plage dynamique la plus grande possible afin d'enregistrer le plus de tonalités sans boucher les hautes ou basses lumières. Un capteur plein format récent est intéressant ici... Ensuite, une lentille normale ou télé modéré, genre de 50 à 85 mm, afin de limiter les déformations est installée. Il ne faut pas utiliser de filtre polarisant, surtout s'il fait beau, car le ciel risque de présenter des bandes plus foncées difficiles ensuite à enlever en post. L'exposition est réglée en mode manuel tout en tenant compte de TOUT le paysage considéré afin d'éviter toute variante. Une vitesse de plus de 1/60 s est choisie (plus rapide si possible) afin de limiter le flou de bouger et le système de réduction des vibrations de la lentille est enclenché, s'il y a lieu. Ensuite, il faut penser à la composition (plus difficile à faire qu'à dire car il faut imaginer le résultat...on ne peut pas vraiment le voir) et tout adoptant une prise en main solide, tester notre mouvement de rotation qui nous permettra d'englober tout le paysage désiré. Une prise de vue verticale est plus appropriée pour un panorama horizontal car elle offre plus d'espace verticalement, justement! L'inverse est vrai. En tournant, on peut pivoter autour d'un pied, alors que l'autre fait un pas vers l'arrière. La prise de vue se fait rapidement afin que les conditions de lumières restent les mêmes ou que les objets comme les nuages ne bougent pas trop tout en superposant chaque photo d'environ 1/3 afin de faciliter le travail de Photoshop, par la suite. Voilà...2-3 photos ou 20, l'info est dans la boîte.

Badwater Basin vue de Dante's View, Death Valley, Californie
Nikon D800, mode manuel, 1/100 s, ISO 200, lentille 28-300 mm f/3.5-5.6 à 48 mm et f/18. Prise de vue à main levée. Assemblage de 26 photos.

De retour derrière l'ordi, le tout est ouvert dans Lightroom 4. La première photo d'une série est optimisée simplement:  exposition, highlights, shadows, whites, blacks, clarity, vibrance et netteté (un peu)... Je n'ai pas eu grand succès avec les filtres qui gèrent la distortion automatique des lentilles, alors je laisse le tout comme tel. En sélectionnant ensuite toutes les photos désirées, je synchronise les ajustements à toutes puis j'envoie le tout dans Photoshop (Photo/Edit in/Merge to panorama in Photoshop). Photoshop 6 s'ouvre alors avec une fenêtre indiquant les photos sélectionnées. Je choisi le mode automatique (plutôt que cylindrique, perspective...) et coche les trois options du bas, soit blend together, vignette removal et geometric distortion correction. En cliquant OK...le temps d'attente débute. C'est le temps d'aller prendre un café! Lorsque la photo s'ouvre (wow...PS6 est vraiment performant!) je l'aplatie (layers/flatten). Elle est probablement déformée et présente une courbe très difficile à corriger. Mais avec PS6, le filtre adaptive wide angle fait des merveilles! On peut alors convertir la photo en Smart Object et ouvrir le filtre Adaptive Wide Angle qui nous permet, après quelques essais, de replacer les horizontales et verticales. Wow. Ça c'est le deuxième tour de magie. Et puis, ben...on rasterize (pour sortir du mode Smart Object) et on corrige la photo à notre guise. Voilà! 

Je dois avouer que cette façon de faire ma redonné le goût de faire des panoramas. Je me suis donc laissé allé lors d'un récent voyage photo à Death Valley, en Californie. C'est une bien belle place pour saisir des paysages grandioses baignés dans une lumière écoeurante!


Ubehebe Crater, Death Valley, Californie
Nikon D800, mode manuel, 1/100 s, ISO 200, lentille 28-300 mm f/3.5-5.6 à 48 mm et f/10. Prise de vue à main levée. Assemblage de 19 photos.






jeudi 31 janvier 2013

Robe de mariée et lumières de Noël


Nikon D800, ISO 400, 1/125 s, lentille Nikon 24-70 mm à 38 mm et f/5.0, exposition mode manuel, main levée, lumière ambiante fournie par les lumières de Noël,  flash portatif Nikon SB910 avec snoot en mode manuel

L'idée de base était d'avoir du plaisir. Je crois que l'on a réussi...

J'avais en tête un portrait un peu "fashion" utilisant des lumières de Noël comme lumière ambiante. La robe de mariée s'est imposée par la suite puisque le blanc et tous les tutus reflétaient bien la lumière des ampoules. On a essayé une robe noire, mais les lumières apparaissaient comme trop ponctuelles.

J'ai déposé un grand background noir par terre, monté dans un escabeau et dissimulé la rallonge électrique sous le background et/ou sous la robe. Les lumières de Noël ont été disposées tout autour de la robe et allumées...et c'est à ce moment-là que les problèmes électriques ont commencés! Je me suis souvenu pourquoi ces lumières pourrissaient dans une boîte au garage...Mais bon. En agitant le tout occasionnellement, je suis arrivé à les faire toutes allumer, l'instant de quelques photos. Comme je voulais créer une ambiance un peu feutrée et surtout attirer l'attention sur le visage du modèle, j'ai réglé l'exposition en mode manuel, question de sous-exposer la robe. Le background ressort alors plus noir, en bonus. La balance des blancs a été réglée afin de donner une teinte bleutée (accentué en post). Question de faire ressortir le visage du modèle encore plus, j'ai limité la profondeur de champ (f/5.0) afin que seul son visage soit nette. Le zoom du flash portatif a ensuite été réglé à environ 100 mm, en mode manuel, avec un snoot pour limiter le faisceau et un gel orangé (CTO) pour donner un contraste de couleur avec la robe et ramener la teinte du visage à quelque chose de plus naturel. Le flash était déclenché par le pop-up du D800 réglé à master: il n'émet qu'un flash de contrôle qui n'a aucun impact sur l'exposition. No  sweat! Contrôle absolu de la puissance du flash à partir de ma position haut perché. Génial.

Si c'était à refaire, je prendrais plus de temps lors de l'installation (facile à dire...j'en avais pas beaucoup...mais il faut bien rêver) afin de pouvoir fixer la caméra à un trépied, une tige...quelque chose, en hauteur. Je travaillais à main levée, à 400 ISO et à 1/125 s à 38 mm et à bout de bras perché sur la dernière marche d'un escabeau. Rien pour maximiser la netteté. Somme toute, une courte session bien amusante. Rien comme des projets personnels pour nourrir le jus créatif!

Nikon D800, ISO 500, 1/20 s, lentille Nikon 24-70 mm à 31 mm et f/8.0, exposition mode manuel, main levée, lumière ambiante fournie par les lumières de Noël,  flash portatif Nikon SB910 réglé à 50 mm,environ, en mode manuel













mercredi 2 janvier 2013

Photos d'hiver






Sortir sa caméra du garde-robe et aller faire un tour dehors en plein hiver amène son lot de problèmes...et de    récompenses! Mais aller faire de la raquette en montagne en trimbalant le tout ajoute au défi...



Panorama assemblé à partir de 24 images, prises à main levée. À 300 ppp, ça fait plus de 10 pieds de largeur...
Vue panoramique du sommet du mont Hog's Back, dans les Chics-Chocs, en Gaspésie.
Nikon D800, ISO 100, 1/100 s, mode d'exposition et focus manuels, lentille Nikon 28-300 mm f/3,5-5,6, 38 mm à f/11. Balance des blancs lumière naturelle.



Je voulais tester ma nouvelle solution de transport en plein hiver. Une série de randonnées en montagne dans les monts Chics-Chocs, en Gaspésie, s'est révélée être le test idéal. Je résume: je trippe sur le harnais de Cotton Carrier! Le tout, combiné au boîtier Nikon D800 ainsi qu'à la lentille tout usage Nikon 28-300 mm fait désormais office de kit officiel pour les sorties actives à l'extérieur. Le harnais est génial. Même avec un D4 monté avec une lentille 70-200 f/2.8, le tout peut se porter une journée sans trop taxer le dos, et surtout, la caméra est prête à être utilisée en tout temps. Il est (presque) fini le temps où je lançais mon sac à dos par terre pour en extirper rapidement ma caméra. N'empêche, je porte en même temps un sac à dos d'hiver d'environ 30 litres (c'est-à-dire, un sac dont le panneau matelassé s'ouvre pour exposer l'intérieur du sac, et non un sac traditionnel dont l'accès est seulement par le haut) où je cache quelques lentilles et accessoires supplémentaires. La caméra s'y retrouve aussi si la météo se déchaîne. Le harnais s'enfile aisément par dessus plusieurs épaisseurs (Gore-Tex, polars...) et le rembourrage supplémentaire ne fait que rendre le tout plus confortable... Je laisse toujours une housse étanche sur la caméra, surtout s'il neige. Mais j'ai découvert un avantage supplémentaire. Bien que je m'efforce de ne pas exhaler de l'air chaud et humide sur le boîtier, un effort physique intense et un cadrage qui prend du temps font que l'inévitable buée gèle sur le boîtier...un peu partout. Pas génial du tout mais difficilement évitable. Si je plonge immédiatement après la caméra dans un sac pour la transporter, le givre demeure souvent présent, alors que porter la caméra, même protégée par une housse, permet à la circulation d'air d'assécher le tout. Résultat: au moment de la prochaine prise de vue, le boîtier est presque exempt de givre. Vraiment, ça c'est un atout.


Au retour d'une longue randonnée. Pas question d'aller chercher un trépied ou de changer de lentille.... Tant pis, on testera les capacités du D800 à 3200 ISO... Du bruit, mais acceptable pour le web.
Gîte du Mont Albert, parc national de la Gaspésie.
Nikon D800, 1/25 s, ISO 3200, exposition manuelle, lentille Nikon 28-300 mm f/3,5-5,6, 28 mm à f/3,5



Pour ce qui est du boîtier Nikon D800, sa taille plus petite que le D4 en fait un charme à transporter. Les 36 mégapixels permette un recadrage facile si nécessaire, fournissent amplement de résolution pour les agrandissements mais contribuent, je crois, à la difficulté de faire des photos nettes à main levée, à basse vitesse. J'ai en effet un bien moins bon taux de succès qu'avec mon D4...mais bon. Les contrôles et fonctions  sont celles d'un boîtier pro, la tenue en main est bonne et les capacités vidéos...ben, faudrait que j'exploite ça un peu plus pour en parler....


Quand il y a de l'action, l'autofocus du 28-300 mm a de la difficulté à suivre...comparé à mon 70-200 mm.
Nikon D800, ISO 100, 1/500 s, mode d'exposition  priorité vitesse et autofocus continu, lentille Nikon 28-300 mm f/3,5-5,6, 28 mm à f/6,3. 


Pour ce qui est de la lentille Nikon 28-300 mm f/3,5-5,6, c'est un peu plus compliqué. J'adore le fait de n'avoir qu'à traîner une lentille...relativement petite et légère, mais si le piqué est raisonnable et les contrôles de l'aberration et du vignettage sont satisfaisants, son autofocus me déçoit. Dès qu'il y a de l'action, mon taux de photos floues monte en flèche! Bref, j'ai bien de la difficulté à laisser mes lentilles pro au garde-robe. Je crois que je vais garder le 28-300 en back-up ou pour ces moments où le poids et le volume sont une priorité absolue ou que la polyvalence est un must. On verra.

Pour les paysages, la caméra et mes doigts gelés ont plus de chance...
Nikon D800, ISO 100, 1/400 s, mode d'exposition priorité ouverture et autofocus ponctuel, lentille Nikon 28-300 mm f/3,5-5,6, 62 mm à f/8.


C'est certain qu'être à bout de souffle au moment de la prise de vue, de devoir porter des gants pour manier la caméra (ah....ce bouton d'autofocus....) et d'avoir à protéger la caméra contre la neige et la buée contribuent à rendre la photographie hivernale une activité plus complexe où les risques de bris (la buée est mortelle pour l'électronique, même les boîtiers et lentilles pro....) sont inversement proportionnelles au taux de succès. Mais l'effort en vaut la chandelle!